LINDA VEUT DU POULET ! en VOD
- De
- 2023
- 73 mn
- Jeunesse
- France | Italie
- Tous publics
- VF - HD
PARCE QUE
Dans une famille monoparentale, pour s’excuser du tort causé à sa fille Linda, accusée d’avoir volé sa bague, une mère lui promet de cuisiner un poulet aux poivrons en hommage à son père décédé… Un jour de grève générale en France. Démarrant comme un drame social classique, Linda veut du poulet cache bien son jeu, pour dévoiler assez rapidement un scénario loufoque aux allures de kermesse. Transports bloqués, magasins fermés, tout est prétexte à l’échec et aux rebondissements inattendus. Il devient impossible d’acheter un poulet en France, au point où il faut en voler un vivant à la ferme, avec en outre les policiers sur son dos. De péripétie en péripétie, Linda veut du poulet surprend à chaque trouvaille scénaristique comique.
Si la plupart des films avec des animaux qui tiennent compagnie aux êtres humains font appel aux chiens et aux chats, c’est bel et bien le poulet qui est à l’honneur ici. Souvenir prégnant pour Linda, le volatile auquel elle finit par s’attacher a vocation à finir dans son assiette en compagnie de poivrons rouges, un hommage à la recette favorite que lui cuisinait son père de son vivant. Mais qui dit préparer un poulet vivant et récalcitrant dit le tuer. Là où l’affaire aurait pu être sordide, le film en fait un running gag désopilant où le poulet s’échappe sans cesse des mains humaines qui veulent en finir avec lui, le plumer puis le cuire, jusqu’à se retrouver dans un camion ou encore sur un arbre. Un animal bien plus intelligent qu’il n’y paraît !
Il n’échappera à personne que le coup de crayon de Linda veut du poulet ne ressemble à rien d’autre, ou presque. Co-réalisé par Chiara Malta, dont il s’agit du premier film et Sébastien Laudenbach, le projet possède des airs de cousin éloigné du précédent film d’animation de son réalisateur, La jeune fille sans mains. Dans les deux cas, Sébastien Laudenbach a pris en charge l’animation, dont le style désormais reconnaissable se caractérise par des personnages dynamiques, aux contours noirs prononcés, et une profusion d'aplats de couleurs vives. Encore une preuve de la qualité existante au sein de l’animation française !
Sans être un film entièrement musical, Linda veut du poulet se distingue également par ses musiques instrumentales, tout droit issues de la crème de la chanson française. On retrouve à ses manettes le compositeur, musicien et arrangeur Clément Ducol, qui a travaillé sur la partition musicale de projets cinématographiques très différents, comme Les Chatouilles, Annette ou encore Peter von Kant mais aussi avec de grands artistes (Christophe, Nolwenn Leroy, Alain Souchon…). Côté chant, les comédiennes Clotilde Hesme et Laetitia Dosch qui prêtent respectivement leurs voix aux personnages de Paulette et d’Astrid donnent de la voix, complétées pour le générique de fin par la chanteuse Juliette Armanet.